BIOGRAPHIE

Je suis né à Oran, en Algérie, en 1934. Après une formation en architecture, ma carrière professionnelle se déroule à Paris avec des missions en Côte d’Ivoire, Angola et Nigeria. Depuis 1990, j’habite en Auvergne, dans le Puy-de-Dôme (France).


Naci en Oran, Algelia, en 1934. Despues de estudios de arquitectura, mi carrera profesional se desarrolla en Paris. Misiones en Costa de Marfil, Angola y en Nigeria. Vivo en Francia (Auvergne, Puy-de-Döme) desde 1990.


I was born in Oran, Algeria in 1934. I received a degree in architecture and was an architect in Paris for most of my career. I also had several commissions in Ivory Coast, Angola and Nigeria. Since 1990, I have lived in Auvergne, a region in Puy-de-Dôme, France.

PRESENTATION

Tout jeune, je dessinais déjà : les BD de l'époque m'inspiraient beaucoup…

Plus tard, l'architecture m'a rapproché d'un autre genre de dessin…

Il y a plus de vingt ans j'ai recommencé à me servir de pinceaux et de couleurs : acrylique, pastel puis très vite aquarelle et huile, techniques que j'utilise le plus actuellement. J'attache également une grande importance au dessin.

Mes sujets favoris sont les paysages et les châteaux, nombreux dans cette belle région d'Auvergne où nous vivons, ma femme et moi, ainsi que les natures mortes dont les thèmes sont inépuisables… Sur ce, je laisse la parole aux images et bienvenue dans cette galerie composée pour vous.

LETTRE A UN AMI

« La raison pour laquelle l’œuvre de certains artistes décline à partir d’un certain moment est qu’ils se sont alors arrêtés de s’étonner, de s’émouvoir : on ne fait pas exprès d’être ému ; c’est pourquoi il est devenu inutile pour eux de vouloir être ».

J’extrais, Antoine cette phrase d’un journal sans date de Bernard Requichot. Pourquoi ces lignes ? Parce qu’hier, ayant vu tes pastels, ayant vu tes mains les saisir, t’ayant vu me voir les voyant, aujourd’hui je les revois et te revois, en étonnement et en émotion.

Je regarde ce ciel auquel tu as donné vie, qui a pour moi existence parce que je le vois. Je le vois profond, infini, plus que de nature. Je regarde cet autre ciel d’orage que tu nous donnes à voir. Il possède en lui une autre obscurité que le gris ou le noir, une obscurité douce, très douce qui est cette part de ciel en toi que tu offres.

A quoi penses-tu lorsque tu sens ? Je veux dire : quel est cet élan où tu lances une passerelle du visible à l’invisible pour nous donner à partager la commune corbeille où le penser et le sentir font l’homme accueillant à la beauté ! Cet élan que manifeste ton travail est fait de nerfs, de dents, de griffes, de muscles qui dessinent un autre corps, un corps à venir mais dont déjà nous percevons la présence dans la jouissance qu’il nous procure. Je pense à cette phrase de Bernard Réquichot :

« Peindre non pas pour faire une œuvre, mais pour savoir jusqu’où une œuvre, jusqu’où le penser et le sentir peuvent aller, à quoi conduit notre goût pour certaines jouissances ».

Je termine cette lettre pour te dire combien pour moi, devant la couleur qui est présence, mes mots me semblent bien incolores.


Jacques Roman, écrivain.

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